Post radiothérapie

Suite à un cancer situé dans la zone pelvienne, il est souvent prescrit des séances de radiothérapie et/ ou de curiethérapie pour réduire la taille de la tumeur avant chirurgie ou après l’opération pour limiter la récidive.

Définition

La radiothérapie est un traitement locorégional des cancers. Elle consiste à utiliser des rayonnements (on dit aussi rayons ou radiations) pour détruire les cellules cancéreuses en bloquant leur capacité à se multiplier. L’irradiation a pour but de détruire les cellules cancéreuses tout en préservant le mieux possible les tissus sains et les organes avoisinants. Plus de la moitié des patients atteints d’un cancer sont traités par radiothérapie à une étape de leur parcours de soin.

La curiethérapie est une technique de radiothérapie qui consiste à placer des éléments radioactifs (de l’iridium ou du césium) directement à l’intérieur de l’organisme, soit au contact de la tumeur, soit dans la tumeur elle-même. La curiethérapie permet de délivrer de façon ciblée sur le col de l’utérus des doses plus élevées que lors de la radiothérapie externe. Son objectif est donc d’optimiser la destruction des cellules cancéreuses en préservant les organes voisins.

Recommandations du Forum National des infirmières spécialisées en oncologie gynécologique du Royal United Hospital de Bath au Royaume-Uni*

Il est recommandé que les dilatateurs vaginaux soient proposés aux patientes suivant une radiothérapie radicale du bassin comme une partie du traitement de leur cancer, simultanément avec le soutien et l’éducation. Avant de commencer le traitement de la radiothérapie pelvienne, toutes les patientes devraient recevoir des informations concernant les effets de la radiation sur le tissu vaginal.

Les effets secondaires et aigus de la radiothérapie dans le vagin :

  • Développement de fibrose sur les tissus muqueux engendrant un rétrécissement progressif du canal vaginal et une sténose vaginale.
  • Une réduction de l’élasticité du vagin
  • Un déficit en œstrogènes dû aux effets de la radiothérapie sur les ovaires ou suite à une ovariectomie conduisant à une perte de lubrification et à une sécheresse vaginale
  • Des modifications vasculaires au sein du canal vaginal
  • Une dyspareunie, 15 % - 20 % de femmes qui ne reprennent jamais d’activité sexuelle
  • Un effet négatif sur les désirs de sexualité émanant du traitement du cancer

Durée de la dilatation vaginale

Des rapports réguliers et / ou l’utilisation de dilatateurs vaginaux associés au traitement par radiation pelvienne devraient minimiser les altérations vaginales, telles que la sténose. Ces altérations se développent au-delà d’un certain temps, à savoir même cinq ans après le traitement et peuvent avoir par la suite des effets sur la fonction sexuelle, sur le bien-être, la santé sexuelle et ainsi causer une détresse considérable pour la femme et son partenaire.

Aujourd’hui la recherche n’a pas de théorie claire sur le meilleur moment pour démarrer la dilatation vaginale. Certains centres de cancérologie préconisent l’utilisation des dilatateurs durant le traitement mais on conseille à toutes les femmes de commencer à utiliser des dilatateurs régulièrement après leur traitement. En attendant que la recherche progresse, toutes les femmes devraient être informées des raisons à utiliser des dilatateurs et leur conseiller une utilisation posttraitement pour une période indéfinie*. Nous vous invitons à respecter les recommandations de votre médecin traitant qui vous a prescrit les séances de dilatation.

* Guide des meilleures pratiques d’utilisation de dilatateurs vaginaux pour les femmes ayant suivi une radiothérapie pelvienne. National Forum of Gynaecological Oncology Nurses. (Janvier 2009).

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